Il y a 100 ans naissait le sculpteur César

Il y a pile 100 ans naissait le compresseur le plus célèbre de l’histoire de l’art : César Baldaccini, le 1er janvier 1921 à Marseille ! Le trophée du cinéma français, le Pouce de Bonneveine… son œuvre est à la fois austère et jubilatoire, novatrice et ludique.

César commence un apprentissage qui le conduit à Paris à l’École nationale supérieure des beaux-arts. Très tôt, il se fait remarquer par une technique qui lui est propre et lui apporte la célébrité : ce sont les Fers soudés, les figures humaines et autres Vénus ainsi que le bestiaire qu’il invente, peuplé d’insectes et d’animaux de toutes sortes qui l’amènent à sa première exposition personnelle en 1954. Bientôt célèbre, son oeuvre est exposée de Londres à New York.

César fait partie des nouveaux réalistes, mouvement né en 1960 et impose sa marque de fabrique. Inventif et guidé par la logique accidentelle du matériau, César s’engage ensuite dans une forme de dialectique en développant des Expansions selon un principe opposé à celui des Compressions.

Au métal compressé succèdent le polyuréthane et autres matériaux que l’artiste teinte et polit, leur appliquant son savoir-faire et une méthode propre à la sculpture classique. César n’a cessé de se réinventer comme de se remettre en question et ne se satisfaisait pas de la reconnaissance de certains de ses gestes, au point qu’il remit maintes fois son parcours en question.

Pourquoi le Pouce ?
C’est surtout une question esthétique. Agrandis aux dimensions monumentales les autres doigts de la main sont moins efficaces sur le plan artistique. Le Pouce a l’avantage de ne comporter que deux phalanges et d’avoir une meilleur proportion, il est à la fois plus simple et plus compact. Et puis, il possède une plus belle courbure. Il est aussi symbole de force et de puissance… Un point commun avec son matériau de prédilection, le bronze.

Cette passion pour les pouces poursuit l’artiste plus de 30 ans. En effet, César présente pour la première fois son Pouce agrandi en 1965. Une oeuvre originale de seulement 40 cm. Celui de Marseille est réalisé en 1988 mais installé sur son rond-point seulement en 1994, après un petit tour de monde. En effet, l’oeuvre réalisée tout en bronze, mesurant 6 mètres de haut et pesant plus de 4 tonnes, est d’abord envoyée en Corée du Sud pour être présentée au Parc des Olympiades de Séoul. Le Pouce revient ensuite à Marseille où il est ensuite exposé à la Vieille Charité, en 1993, lors d’une rétrospective de l’oeuvre de César. Et ce n’est qu’en 1994, qu’il prend enfin sa place définitive lors de l’ouverture du MAC, en hommage à l’art contemporain que l’artiste affectionnait tant. Il existe plusieurs exemplaires du célèbre Pouce de César, celui de La Défense à Paris, est le plus imposant avec ses 12 mètres de haut et son poids de 18 tonnes.

César s’éteint à Paris en 1998, à l’âge de 77 ans. Lors de votre prochain séjour à Marseille, n’oubliez pas de faire un détour pour voir le Pouce et si vous avez besoin d’un guide, contactez-nous.

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